Sommet Trump-Poutine à Helsinki : Des militants d’HRC dénoncent les persécutions anti-LGBT en Tchétchénie (VIDEO)

En marge de la rencontre des présidents américain et russe, « pour renouer les liens du dialogue », des militants d'Human Rights Campaign (HRC) ont projeté, sur la façade du palais présidentiel à Helsinki et jusque tard dans la nuit, ce dimanche 15 juillet, des slogans dénonçant notamment « le refus de l'administration Trump d'évoquer avec Vladimir Poutine les atrocités commises contre les Tchétchènes homosexuels », a expliqué le porte-parole de HRC, Chris Sgro.

« Le monde entier regarde », « le silence tue ! », « les responsables doivent être poursuivis. Mais Trump reste muet, il n'a jamais condamné ». Tandis que les autorités russes nient même la simple existence des personnes LGBT. Ce sont des crimes contre l'humanité.

Les militants n'ont pas non plus été inquiétés par les services de sécurité Finlandais, « qui ont un grand respect pour la liberté d'expression », poursuit Chris Sgro. « La police est venue nous voir mais nous avons expliqué que notre action était pacifique et ils nous ont laissés continuer ».

Au printemps 2017, le journal russe Novaïa Gazeta révélait que plus d'une centaine de personnes, soupçonnées d'homosexualité, avaient été arrêtées et torturées par les autorités ou des groupes mafieux, et au sein-même des familles, pour purger le sang Tchétchène. Tous les témoignages des rescapés concordent. Interpellé, en mai 2017, par la chancelière allemande, Angela Merkel, à Sotchi, Vladimir Poutine avait prétexté soutenir une enquête, qualifiant toutefois les exactions de « rumeurs », aucune plainte officielle n'ayant étayée l'information.

Maxime Lapounov, 30 ans, retenu 12 jours dans une cellule en Tchétchénie, où il a été battu sans relâche, a franchi le pas pour s'exprimer publiquement et à visage découvert, annonçant en octobre 2017 avoir déposé une plainte, qui a été remise ensuite au Comité d'enquête russe, chargé des principales investigations dans le pays. Originaire d'Omsk, en Sibérie, le jeune homme a également affirmé avoir été contraint de laisser ses empreintes sur une arme et admettre dans une vidéo qu'il était homosexuel, avant d'être libéré et de quitter la Tchétchénie.

Le réseau LGBT russe rapporte par ailleurs, ce 13 juillet, qu'un groupe de personnes, dont un officier de police russe, aurait tenté de kidnapper la semaine dernière, à Saint-Pétersbourg, un survivant gay tchétchène, Zelimkhan Akhmadov, 20 ans, qui avait réussi à fuir son pays d'origine. Ce serait la cinquième fois que le jeune homme est victime d'une tentative de kidnapping.

« Les autorités russes ferment les yeux sur ce qui se passe en Tchétchénie et refusent d'engager des poursuites pénales pour détentions massives systématiques, tortures et meurtres de personnes en raison de leur orientation sexuelle et identité sexuelle en 2017 », s'indigne le réseau dans un communiqué.

Joëlle Berthout
stophomophobie.com

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