Sidaction 2017 : « Ensemble nous avons accompli beaucoup, mais le combat ne doit pas s’essouffler » (VIDEOS)

Sidaction 2017 : « Ensemble nous avons accompli beaucoup, mais le combat ne doit pas s’essouffler » (VIDEOS)

La campagne annuelle du Sidaction, initiée pour informer et collecter des fonds afin de soutenir la recherche médicale et les acteurs engagés dans la lutte contre le sida, débute ce vendredi 24. L'association rappelle pour l'occasion que, si de belles victoires ont été remportées, « le combat n'est pas terminé ».

Les résultats d’un sondage réalisé par l’Ifop et Bilendi auprès des jeunes âgés de 15 à 24 ans révèlent en effet une véritable méconnaissance de la maladie, qui se traduit de façon paradoxale.

D’un côté, la peur reste présente, pour 71% des Français, et 80 % chez les plus jeunes (contre 76 % en 2016). Mais les pratiques « à risque » persistent.
42% s'estiment « mal informés » sur les lieux pour se faire dépister. Seule 1 personne sur 2 sait par exemple qu’il existe désormais un autotest vendu en pharmacie. 44% pensent que le VIH et le sida renvoient à la même chose (35% chez les 15-24 ans). 15% considèrent que l’utilisation d’un produit de toilette intime est efficace pour empêcher la transmission du virus (12% chez les 15-24 ans), mais qu'ils pourraient le contracter en embrassant une personne séropositive ou par la transpiration (21% des 15-24 ans).
Près d'un quart reste persuadé que le risque existe même lors d’un rapport sexuel protégé (27% des 15-24 ans). Et un sondé sur six, soit 16%, pensent que ça peut être le cas en s’asseyant sur un siège de toilettes publiques (18% des 15-24 ans). 22% des Français restent en outre persuadés que le risque existe même lors d’un rapport sexuel protégé (27% des 15-24 ans), ou qu'il existe des médicaments pour guérir du sida (23% des 15-24 ans).

Plus de 150 000 personnes vivent avec le VIH en France et 6 000 autres découvrent leur séropositivité chaque année.

« Certaines données permettent aujourd'hui d'envisager une rémission durable de l'infection après arrêt de toute thérapeutique. Il faut donc encourager les recherches dans cette voie, conjointement à celles d'un vaccin et découvrir ainsi de nouvelles stratégies de prévention », souligne Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine en 2008 pour la co-découverte du VIH.

« Dans de nombreux pays, la majorité de la population n'a accès ni aux soins, ni à l'accompagnement, ni même à l'information. Les associations et leurs partenaires ont donc encore de grands efforts à fournir », insiste Christine Kafando, Présidente d'Espoir pour demain.

Grâce à votre générosité, Sidaction peut se battre sur tous les fronts.

Le 110, numéro d'appel gratuit pour faire une promesse de don, est ouvert jusqu'au 12 avril 2017. En 2016, 3,7 millions d’euros ont été collectés pendant l’opération. Cette somme a permis de soutenir des projets scientifiques ainsi que des programmes de prévention et d’aide aux malades en France et dans 20 pays en développement.

L'étude a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 13 février 2017 auprès d’un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 à 24 ans et d’un échantillon de 1 007 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.