Santé : Le CHRU de Nancy ouvre une consultation gratuite dans les locaux d’une association LGBT

Pour la première fois en France, un hôpital signe un partenariat avec une « Maison LGBT » pour mettre en place des dépistages du VIH et des maladies sexuellement transmissibles lors de consultations réalisées dans un centre dédié, ont annoncé ce lundi les responsables porteurs du projet :

« Nous voulons rendre les choses plus accessibles pour qu’elles soient davantage efficaces », a expliqué le professeur Christian Rabaud, du service des maladies infectieuses du CHRU de Nancy, alors que la convention entre l’hôpital et la Maison LGBT de Nancy doit entrer en vigueur mi-mai.

Jusqu’alors, les consultations gratuites étaient possibles au Centre d’information, de dépistage et de diagnostic des maladies sexuellement transmissibles, structure hébergée à l’hôpital de Nancy. « Mais aller à l’hôpital, on n’y pense pas forcément. Nous voulons être au plus près des gens, là où les responsables associatifs peuvent avoir un ascendant sur les populations à risque », a poursuivi le médecin.

La convention a notamment pour but de proposer une démarche globale de prévention des infections sexuellement transmissibles à travers le dépistage et des consultations individuelles ou de couples auprès de professionnels de santé spécialisés.

« Nous voyons bien que le nombre de nouvelles infections par le VIH ne recule pas, souvent par manque d’informations », a déploré le professeur Rabaud, en faisant par ailleurs observer l’augmentation des contaminations par d’autres infections, notamment la syphilis. La Maison LGBT de Nancy, « Le Kreuji« , accueille plusieurs dizaines de personnes par mois depuis son ouverture en juin.

« De plus en plus de personnes viennent nous voir et nous n’étions pas toujours capables de répondre à leurs questions », a dit le trésorier du Kreuji, Thierry Ragot.

Un comité de pilotage, constitué d’un référent de chacune des deux structures, est chargé du suivi des interventions et d’adapter l’offre en fonction de la demande, « ainsi que de l’évolution législative et règlementaire, par exemple concernant les tests rapides de dépistages du VIH », a indiqué Christian Rabaud.

AFP avec loractu.fr