Robert Mugabe : "Que l'Europe garde son absurdité homosexuelle pour elle et qu'elle ne vienne pas ici avec"

Robert Mugabe : "Que l'Europe garde son absurdité homosexuelle pour elle et qu'elle ne vienne pas ici avec"

>> Zimbabwe’s President Threatens to Deport LGBT-Supportive Diplomats

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Pour la fête d’indépendance du pays Mugabe nous rebalance une couche sur l’homosexualité, son sujet préféré, condamnant le refus de ses dirigeants d’accepter son pouvoir, dans un discours qui en devient comique.

Les gays sont pires que des chiens, que des porcs… disait-il déjà, mais sans LGBT, le vieux de 90 ans n’aurait plus rien à raconter :

“L’Europe d’hier s’en est allée, nous avons une Europe d’aujourd’hui qui n’a plus de principe du tout”, a déclaré celui qui confond présidence et royauté :

“Ce qui est naturel devient contre nature. Et ce qui n’est pas naturel, ils veulent dire c’est naturel”, a-t-il lancé, revenant sur l’un de ses thèmes favoris : s’en prendre aux homosexuels et à leurs partisans solidaires. Il a d’ailleurs l’intention d’expulser jusqu’aux diplomates étrangers dont les pays soutiennent d’une façon comme une autre les droits des LGBT ou les mouvement en faveur de l’égalité : “On m’avait déjà prévenu qu’une organisation était en place pour piéger les jeunes hommes et en faire des homosexuels. Que l’Europe garde son absurdité homosexuelle pour elle et qu’elle ne vienne pas ici avec…”
Qui voudrait s’y rendre aujourd’hui en effet ? Le puissant LOBBY LGBT fabrique en effet des machines pour transformer la terre entière en gays !

Malheureusement, au-delà de cette supercherie “paranormale”, le Zimbabwe est désormais touché, comme l’Ouganda et les autres pays africains qui choisissent de réprimer leur population, par les sanctions de Bruxelles, qui condamne non seulement les dérives des droits de l’homme, mais également des fraudes électorales, les intimidations et autres violences perpétrées pour maintenir Mugabe encore au pouvoir.

Sa victoire électorale de l’an dernier a bien évidemment été rejetée par de nombreux pays occidentaux, mais Robert Mugabe entend préserver son autorité, et parle de complot auquel “il ne se soumettra pas aux idées dépravées de l’Occident.”
Parce qu’à part les menaces à l’encontre des LGBT, Mugabé ne fait rien de concret pour l’avenir de son pays. Il se contente d’appliquer ses désirs. Il a même refusé de participer à un sommet UE-Afrique au début du mois, après que son épouse s’est vue refuser un visa. “Les Européens ne vont jamais accepter un gouvernement de la Zanu-PF dans ce pays”, a-t-il déploré, faisant référence à son parti. Il a remis en garde vendredi le principal mouvement d’opposition, le MDC, rejetant son projet d’organiser des manifestations contre la détérioration des conditions économiques et le chômage. “Nous ne tolèrerons jamais d’actes de violences” dit celui qui proposait à ces opposants d’aller se faire pendre !

Terrence Katchadourian
STOP HOMOPHOBIE

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>> Zimbabwean president Robert Mugabe added to his growing roster of anti-LGBT comments Friday, threatening to expel foreign diplomats who support LGBT equality in the east African nation, reports AllAfrica.com.

“We did not fight for this Zimbabwe so it can be a homosexual territory,” said the 90-year-old president, who has ruled the country since it gained independence from the United Kingdom in 1980. “We will never have that here, and if there are any diplomats who will talk of any homosexuality, just tell me. We will kick them out of the country without any excuse. We won’t even listen.”

The president made his remarks at the National Sports Stadium in Harare during the annual independence day celebration. Mugabe’s long history of homophobic rhetoric is well-documented: He has often said LGBT people are “worse than dogs and pigs,” and last year he suggested the state should decapitate gay men and lesbians if they do not produce children after being locked in a house for five years.

Mugabe’s comments Friday also included vague threats to nongovernmental organizations that support LGBT people and those fighting HIV and AIDS.

“Some years ago, l was warned that there was some secret organization of that nature which was addressing young men … to join them as homosexuals,” said Mugabe. “This nonsense from Europe, keep their homosexual nonsense there and not cross over with it.”

The president-turned-despot also criticized Western efforts to penalize homophobic laws in African nations, pointing to the Uganda, which saw cuts in foreign aid and a weakening national currency after its president signed into law the Anti-Homosexuality Act, also known as the “Jail the Gays” law.

“If you pass a law that rejects homosexual marriages, ‘we will punish you’ like what they are doing to Uganda and us,” AllAfrica quotes Mugabe as saying. “And they say they want you to believe that if a man gets another man and they have a homosexual relationship, they have human rights to do so. But that act is inhuman. It’s not human and human rights cannot derive from acts which are inhuman. That does not exist in jurisprudence.”

Same-sex sexual activity is illegal in Zimbabwe under still-enforced colonial-era antisodomy laws, and a a 2006 law banning “sexual deviancy” criminalizes any actions perceived to be homosexual, including two people of the same sex holding hands, hugging, or kissing. The government regularly carries out targeted attacks on LGBT activists and organizations, notes BuzzFeed. In 2012, 44 members of advocacy group Gays and Lesbians of Zimbabwe were arrested, and last June troops loyal to Mugabe raided the organization’s offices.