Quatre morts dans l’Aude après une série d’attaques : le contexte d’une année marquée par la progression des violences anti‑LGBTQIA+

Quatre personnes ont été tuées ce vendredi 23 mars dans une série d’attaques dans l’Aude, dont un gendarme mort des suites de ses blessures après s’être porté volontaire pour remplacer un otage dans un supermarché de Trèbes. Les assauts, revendiqués par l’organisation État islamique, ont suscité une vive émotion nationale.

L’auteur des attaques, un homme de 25 ans fiché pour radicalisation islamiste, a d’abord ouvert le feu au parking des Aigles de la Cité à Carcassonne, lieu connu pour être un point de rencontres, fréquenté notamment par des hommes homosexuels. Ce premier acte a d’ailleurs été signalé comme ciblé à la fois en raison de la recherche de victimes et du rejet présumé de la communauté homosexuelle par l’auteur.

Le bilan de ces attaques s’élève à quatre morts et une quinzaine de blessés. Outre les civils abattus à Carcassonne et dans un supermarché Super U à Trèbes, le lieutenant‑colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, grièvement blessé, a succombé à ses blessures après avoir échangé sa vie contre celle d’un otage.

Ces événements surviennent dans un contexte national de hausse significative des violences et discriminations envers les personnes LGBT+ en 2018.

Les associations de lutte contre les discriminations rappellent que plus d’une personne se définissant comme lesbienne, gay, bisexuelle ou transgenre déclare avoir déjà été victime d’une agression homophobe au cours de sa vie, que ce soit par des injures, de la discrimination ou des violences.

Les autorités françaises ont dénoncé ces actes d’une violence extrême et réaffirmé leur engagement à combattre toutes les formes de haine, y compris celles dirigées contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre, dans une France où les libertés individuelles et la sécurité de chacun restent des priorités.