Les « antirétroviraux » efficaces contre la transmission du VIH chez les couples d'hommes, confirme une étude

Les « antirétroviraux » efficaces contre la transmission du VIH chez les couples d'hommes, confirme une étude

Ce sont les résultats de l'étude PARTNER publiée, avec « huit ans de recul », ce 3 mai 2019, dans la revue britannique The Lancet. Un traitement efficace par antirétroviraux empêche bien la transmission du virus du sida dans les couples d'hommes, où l'un des partenaires est séropositif et qui ont des rapports sexuels sans préservatif.

Sur environ 1 000 couples homosexuels ayant des rapports non protégés, chez qui l'un des partenaires est séropositif mais dont la charge virale est donc indétectable, grâce aux antirétroviraux, « aucun cas de transmission du VIH » n'a en effet été observé, au cours des huit ans de suivi.

Ces résultats confirment et renforcent les précédentes conclusions auxquelles étaient déjà parvenus les scientifiques lors de la première phase de leurs recherches, publiées en 2016. Aucune transmission n'avait là encore été constatée, après 1,3 année passée en moyenne à suivre 900 couples hétérosexuels et homosexuels. Mais les chercheurs restaient prudents, estimant ne pas totalement exclure un risque, particulièrement pour des rapports anaux sur une période plus longue.

Cette fois, « nos résultats apportent une preuve concluante pour les hommes gays que le risque de transmission du VIH avec une thérapie antirétrovirale qui supprime la charge virale est de zéro », estime Alison Rodger, professeure à l'University College London, qui a codirigé l'étude, menée sur 75 sites cliniques dans 14 pays européens entre septembre 2010 et juillet 2017.

Ces résultats soutiennent le message de la campagne « Indétectable = intransmissible » (U=U en anglais) défendue depuis plusieurs années par les associations de lutte contre le sida.

Parmi les limites de leurs recherches, les auteurs notent toutefois que la majorité des participants séropositifs étaient sous antirétroviraux depuis plusieurs années, et qu'ils disposaient donc de « données limitées sur le risque de transmission au cours des premiers mois de thérapie antirétrovirale ».

Une autre étude de moindre ampleur portant sur le même profil de personnes (couples gays ayant des rapports non protégés, l'un des partenaires séropositif de charge virale indétectable) publiée en 2018 dans Lancet HIV, faisait également état de zéro cas de transmission.

Laissez un commentaire

Publier un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.