Le dictateur gambien, Yahya Jammeh, menace de trancher la gorge de tous les hommes homosexuels

Le dictateur gambien, Yahya Jammeh, menace de trancher la gorge de tous les hommes homosexuels

>> Gambia’s president threatens to slit the throats of gay men

«Si vous le faites ici en Gambie, je vais trancher votre gorge. Si vous êtes un homme qui veut marier un autre homme dans ce pays et l'on vous attrape, personne ne va jamais plus vous regarder et aucun Blanc ne peut faire quoi que ce soit à propos de cela», a affirmé le président en wolof, une langue populaire en Gambie.

Le dictateur de 49 ans, qui dirige la Gambie depuis 1994, a évoqué les propos incendiaires lors d'une visite dans la région de North Bank, dans le but de "promouvoir une atmosphère de santé pour la jeunesse du pays".

Il semble que malgré les diverses recommandations et injonctions de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, le régime de Yahya Jammeh « bafoue de manière systématique et impunie les droits humains les plus élémentaires des populations », martelait déjà Fatou Jagne Senghor du bureau de l’organisation, à l’ouverture des travaux pour la 56e session de la CADHP, à Banjul, la capitale gambienne. La situation s’est même davantage détériorée.

En septembre dernier, le gouvernement approuvait déjà une législation qualifiant les actes homosexuels de crimes passibles de prison à vie.

« Les traités et les conventions sont au-dessus des lois nationales. Il est temps pour la Gambie de revenir à la légalité et au respect de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples », indiquait également Mabassa Fall, le représentant de la Fédération internationale des droits de l’homme à l’Union africaine.

La situation des droits de l’homme en Gambie est si préoccupante que les participants à la réunion de Banjul n’ont pas hésité à qualifier ce pays de « capitale de la violation des droits humains en Afrique », ce qui entache la crédibilité des mécanismes mis en place par l’Union africaine.
Un véritable paradoxe pour ce pays qui a régulièrement abrité le siège de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), depuis la création de cette instance en 1987.

>> The Gambia’s dictator Yahya Jammeh recently intensified his anti-homosexual rhetoric, threatening to slit the throats of gay men living in the small West African nation while seeming to claim that the West could do nothing to stop him, according to a translation provided to VICE News of a speech he made last week on a nationwide agricultural tour.

The 49-year-old president, who has ruled the country since 1994, was speaking during a tour stop last week in the country’s North Bank Region when he delivered his latest inflammatory comments.

“If you do it Indiana I will slit your throat — if you are a man and want to marry another man in this country and we catch you, no one will ever set eyes on you again, and no white person can do anything about it,” he said in the Wolof language to a crowd in the town of Farafeni as he spoke about fostering a healthy atmosphere for the country’s youth.

Jammeh is regularly criticized for abuses, including disappearances and executions. He is one of Africa’s most vocal anti-gay leaders and has previously threatened to behead sexual minorities found in his country.

In October 2014, Jammeh signed a bill into law that calls for life imprisonment for some homosexual acts, prompting the U.S. to drop Gambia from a free trade agreement in response to human rights concerns and the targeting of LGBT people under the new law.

Last year, in a televised appearance marking Gambia’s 49 years of independence from British rule, Jammeh called LGBTQ people “vermin” and said his government would tackle them in the same way it fights malaria-causing mosquitoes.

The Gambian president also earned a place as one of 2013′s worst anti-gay villains by the New York-based Human Rights Watch after he referred to gays as a threat to humanity, and that gay rights were a “great mistake” for Africa.

He has previously warned that gays are not allowed in Gambia, and if caught, “will regret” being born.

In December, Jammeh survived a botched coup attempt; among the conspirators were a handful of U.S. nationals.