Finlande : La police se dote d'un réseau dédié pour lutter contre les actes et violences LGBTIphobes

Finlande : La police se dote d'un réseau dédié pour lutter contre les actes et violences LGBTIphobes

Un an après sa première participation à la Helsinki Pride, la police finlandaise annonce la création d'un service spécialisé pour favoriser le bien-être de ses effectifs, améliorer l'accueil et la sécurité des publics LGBTI.

« Le métier est souvent très machiste, ce qui a probablement rendu la tâche difficile pour certains. Il s'agissait donc déjà d'initier un environnement serein, où personne ne serait harcelé ou intimidé en raison de son orientation sexuelle », commente sur Yle Måns Enqvist, chargé de l'égalité au sein du Conseil national de la police. « C'est un message positif qui ne peut que contribuer à renforcer les relations et la confiance entre la police et la communauté. Les personnes LGBTI victimes d'un crime de haine seront accompagnées par des spécialisés et experts. »

La mesure était réclamée depuis des années, notamment par le groupe de défense SETA, qui a d'ailleurs déposé plainte et saisi un médiateur, après des dénonciations de victimes au sein même de la fonction. L'ONG réclame toujours qu'une attention particulière soit accordée à la lutte et prévention, de manière stratégique, des actes et violences contre les personnes LGBTI.

« La Finlande était à la traîne sur la question, il a fallu prendre les devants et instaurer le réseau », explique Linnea West, officier de police et membre de l'EGPA (European LGBT Police Association).

« Je n'ai jamais caché mon homosexualité mais je n'en ai pas souffert. C'est différent pour les hommes et bon nombre de mes collègues qui ont eu des difficultés à s'intégrer et se faire accepter. C'est pour ça que nous avons monté le groupe, qui j'espère incitera aussi plus de membres de la communauté à nous rejoindre et sortir du placard ».

Cette semaine, le gouvernement français s'est également mobilisé, en soulignant une augmentation dans le pays « de plus 15 % des violences physiques et sexuelles à caractère homophobe ou transphobe » depuis le début de l'année 2018 par rapport à 2017. Parmi les propositions, le ministre de l'Intérieur a évoqué la mise en place d'un « référent LGBT » dans les commissariats et groupements de gendarmerie, préconisée depuis sept ans par Flag ! (association de soutien et de défense des agents LGBT des ministères de l’intérieur et de la justice).

Joëlle Berthout
stophomophobie.com

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