Fierté #LGBT : Un baiser "illégal", partagé dans l'intimité d'un photomaton en 1953 :)

Fierté #LGBT : Un baiser "illégal", partagé dans l'intimité d'un photomaton en 1953 :)

>> 1950s Closeted Gay Couple Share An Illegal Kiss In The Safety Of A Photo Booth

Difficile d’imaginer pour les plus jeunes à quel point la vie pouvait-être impossible pour les couples homosexuels, il y a encore quelques dizaines d’années.

Cette image, relique de 1950, qui pourrait paraître ringarde sur nos fils d’actualité aujourd’hui, était pourtant considérée selon les lois de la moralité de l’époque aux États-Unis par exemple, comme un comportement obscène, une conduite désordonnée… Quand s’aimer entre personnes de même sexe relevait du “militantisme” passible de peines de prison.

Autant dire, que ces deux hommes qui trouvent ainsi refuge dans une cabine photos, complices, à labri des regards indiscrets et réprobateurs, pour partager quelques instants d’affection, auraient-été envisagés comme des “activistes”. Et ce seul cliché, comme une transgression. Alors flirter ou se tenir la main entre personnes de même sexe en publique… ou revêtir des accessoires et revendiquer des sentiments d’appartenance au sexe opposé, c’était pratiquement se donner vocation d’être interpelé par la police.
Il en fallait du courage pour être et s’aimer.

Pour la petite histoire : collectionneur dévoué, c’est grâce à la passion de Joseph John Bertrund Belanger, le jeune homme sur la droite, que nous devons encore l’existence de cette image.
Né à Edmonton, au Canada, en 1925, il a servi dans l’Aviation royale, et a été membre de la Société Mattachine – un exemple précoce de ce qu’on appellerait aujourd’hui une organisation LGBT.
Ce témoignage photographique, fait désormais partie du patrimoine, et des archives de la bibliothèque nationale de l’Université de la Californie du Sud (la “banque” de contenus et d’informations sans doute la plus importante en termes de ressources sur l’homosexualité).

En cette saison des Fiertés, que de symbolisme dans cette image d’un couple contraint de se cacher dans un photomaton, mais qui deviendra l’un de leurs plus beaux souvenirs.
Toutes nos actions, même discrètes ou intimes, sont utiles… il s’agit d’Amour. Certaines choses n’ont sans doute pas changé, mais nous aurons parcouru un long chemin semé d’embûches, mais aussi d’Amour. Alors n’oublions pas toutes ces personnes qui nous ont précédés, et continuons d’œuvrer dans la solidarité 🙂

Terrence Katchadourian
STOP HOMOPHOBIE

>> For many young LGBT people, it’s hard to imagine what life would have been like for a young gay couple growing up in 1950s America.

At the time, many states had statutes on morals, lewd conduct, or disorderly conduct that allowed police to target and arrest gay and lesbian “deviants.”

“Such transgressions as wearing items of clothing of the opposite sex, propositioning someone of the same sex, or even holding hands with a member of the same sex” could land you in jail, as TIME points out.

A photo booth picture, taken by a young daring gay couple in 1953, captured a beautiful moment of affection between the two love birds that could have also resulted in their arrests.

The image is part of the ONE National Gay & Lesbian Archives at the University of Southern California Libraries – the largest repository of lesbian, gay, bisexual, transgender and queer materials in the world. The picture was once owned by the young man on the right-hand side of the image above, Joseph John Bertrund Belanger. Belanger, for most of his life, was a devoted collector of LGBT history. Born in Edmonton, Canada, in 1925, he served in the Royal Canadian Air Force and was a member of the Mattachine Society – an early instance of what today would be called an LGBT organization — in the early 1950s. It is thanks to his passion and foresight that the image survives today.

Here, in the midst of the 2014 pride season, what remains so remarkable and moving about this particular image is how quietly radical it feels all these years later. Belanger and another man have found a private safe-space in the unlikeliest of places — an ordinary photo booth – where they felt so at ease, and so themselves, they could kiss each other far from the prying eyes of a disapproving public.