Brunei : une coalition internationale dénonce l'adoption par le sultanat de « peines extrêmes » en vertu d'un nouveau code pénal

Brunei : une coalition internationale dénonce l'adoption par le sultanat de « peines extrêmes » en vertu d'un nouveau code pénal

Depuis le 3 avril, l’Etat de Brunei est devenu le premier d'Asie du Sud-Est à appliquer un code pénal suivant la charia la plus stricte. Outre la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère (pour les musulmans comme aux non-musulmans), la nouvelle législation prévoit également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs, et la peine de mort pour le viol ou l'insulte au prophète Mahomet.

La Coalition pour les droits égaux (CDE) a exprimé dans un communiqué ce week-end sa « profonde consternation », pressant le gouvernement de Brunei « d'abolir les nouvelles peines et de s'assurer que toute mesure introduite soit cohérente avec les obligations et les engagements internationaux du pays en matière de droits de la personne ».v

Coprésidée par le Canada, la CDE a été fondée en 2016 lors d'une conférence mondiale pour les droits des personnes LGBT en Uruguay. Elle comprend 40 Etats membres, précise l'AFP. 36 ont signé la déclaration, s'insurgeant de peines aux « répercussions négatives sur de nombreux groupes vulnérables de Brunei, notamment sur les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), les femmes et les enfants » et « augmentent les risques qu'elles subissent de la discrimination, de la persécution et de la violence ».

Un boycott est en place contre les hôtels appartenant au sultan, dont le Meurice et le Plaza Athénée à Paris, où se tiendra ce vendredi 19 avril un rassemblement solidaire, pacifique et artistique, organisé par le mouvement ShameOnYou. La veille, jeudi 18 avril, un kiss-in est également prévu, de 18h30 à 20 heures, devant l’ambassade du Brunei, au 7 rue de Presbourg dans le 16e arrondissement.

Et nous avons demander au Président de la République d’abroger le décret du 10 avril 1997 nommant Hassanal Bolkiah, sultan du Brunei donc, Grand-Croix de la Légion d’honneur. En cas de refus ou à défaut, nous avons d’ores et déjà mandaté, avec l'association Mousse, notre conseil, Deshoulières Avocats, pour saisir le Conseil d’Etat d’un recours pour excès de pouvoir.

Notre lettre est accompagnée d'une pétition, que nous vous invitons à signer 👉 https://www.change.org/p/emmanuel-macron-proc%C3%A9dure-de-retrait-de-la-l%C3%A9gion-d-honneur-attribu%C3%A9e-au-sultan-de-brunei