Afrique du Sud. Desmond Tutu crée un parti politique #gay

Afrique du Sud. Desmond Tutu crée un parti politique #gay

Le rêve d’une nation arc-en-ciel où vivent en harmonie toutes les races et minorités que défendait Nelson Mandela est en train de devenir réalité.

L’Afrique du Sud célèbre cette année des élections générales, et l’archevêque Desmond Tutu a surpris tout le monde en annonçant la création d’une formation politique : l’Alliance Religieuse Démocratique contre l’Antagonisme envers les Minorités (DRAAMA), indique le site ragap.fr.

Ce n’est pas la première fois que le leader catholique charismatique défend publiquement les droits des homosexuels. C’est un gigantesque pas en avant pour un pays d’Afrique que de compter sur une voix propre qui puisse défendre la communauté LGBT, et avoir la possibilité de gouverner cette nation. La cinquième élection du quinquennat au suffrage universel par les Sud-africains sera célébrée entre avril et juin 2014, comme l’a annoncé le journal The Zimbabwe Mail.

« Je refuse de monter au ciel si celui-ci est homophobe… Non, dans ce cas-là, je préfère aller en enfer… Je n’aimerais pas un Dieu homophobe. J’ai beaucoup de respect pour les droits LGBT ». 

C'est avec ces mots que le Prix Nobel de la Paix sud africain et archevêque émérite Desmond Tutu a présenté ce nouveau parti, en croyant profondément que la religion ne justifie pas l’homophobie. Sa passion et défense des LGBT l’a amené à former le premier parti politique gay d’Afrique du Sud.

Tutu n’est pas seulement l’une des personnalités africaines les plus respectées du monde occidental et par toutes les confessions religieuses, il est également un fervent défenseur des causes égalitaires. Il n’a pas peur de désapprouver les dires de l’actuel président sud-africain : « La première et dernière fois que nous avons entendu le président Jacob Zuma donner son avis sur des questions anti-homophobes, c’est lorsqu’il a dû faire des excuses publiques suite à des propos ayant porté préjudice à ce groupe minoritaire », a déclaré Tutu à des reporters. En effet, le président Zuma a affirmé que les mariages homosexuels déshonoraient la nation, et même Dieu, tout en ajoutant que lorsqu’il était enfant, il a « attaqué » une personne homosexuelle qu’il connaissait.

Dans un communiqué de presse, nous pouvons lire que l’objectif de DRAAMA est d’être à l’avant-garde en ce qui concerne les questions sur les droits de l’homme en faveur des minorités, questions auxquelles le parti actuellement au gouvernement a laissé de côté : « Ce parti ne sera pas un parti politique ordinaire et connu pour avoir fait de fausses promesses ». Le chorégraphe gay Somizi Mhlongo compte en faire partie : « Cela m’a surpris de recevoir un appel de l’archevêque Desmond Tutu. Il m’a exposé ses intentions et m’a demandé de participer au projet. J’étais impatient de voir une telle formation se créer dans mon pays », a expliqué Mhlongo.

Le créateur de mode David Tlale, connu pour être extravagant, a conçu un anagramme « cuir et plumes » en rose électrique qui identifiera le parti.

Tutu et DRAAMA vont essayer de contrer la vague d’homophobie qui s’étend actuellement sur toute l’Afrique. Pour l’archevêque, c’est inacceptable que des politiciens comme le président du Zimbabwe Robert Gabriel Mugabe disent que « les gays et les lesbiennes sont pires que les porcs et les chiens. Nous ne pouvons permettre que nos enfants soient pires que des bêtes sauvages ».

L’Afrique du Sud de l’après-Apartheid est un endroit gay friendly. C’est le foyer d’une nouvelle formation politique qui défend les droits des LGBT, qui compte un juge du Tribunal Suprême ouvertement gay et l’archevêque Desmond Tutu, et qui soutient publiquement les droits des prêtres homosexuels.

On ignore si l'information est vérifiée, vu que l'archevêque n'a pas démenti depuis mais elle fait la une de tous les médias. Canular ou pas, on ne pourrait que s'en réjouir, à l'heure où l'Afrique intensifie son propos contre l'homosexualité.

>> Renowned Archbishop Launches First Gay Political Party

Archbishop Desmond Tutu has surprised South Africans by announcing the formation of a gay political party called the Democratic Religious Alliance Against Minority Antagonism (DRAAMA).

The party is set to take part in a general election later this year.

Last year Tutu outraged Christians when he declared: “I would refuse to go to a homophobic heaven…No, I would say sorry, I mean I would much rather go to hell…I would not worship a God who is homophobic and that is how deeply I feel about this.”

The Nobel Peace Prize laureate and South African archbishop emeritus added that he does not believe religion provides justification for homophobia.

His passion on the issue has led him to form the world’s first gay political party to address an issue which he feels president Jacob Zuma “tiptoes” around.

The first and last time we ever heard president Jacob Zuma addressing issues around anti-homophobia was when he had to make a public apology regarding a damaging statement he made about this minority group.

In a media statement released on Wednesday, DRAAMA said it is set to be at the forefront of minority human-rights issues the current ruling party has dragged its feet in addressing.

According to report: “With gay socialite and choreographer Somizi Mhlongo being poached as the party’s spin doctor, South Africans should brace themselves for a lot of DRAAMA!!!”

Said Mhlongo: “I was pleasantly surprised upon receiving a call from the honourable Archbishop Desmond Tutu informing me of his intentions and his request for my involvement.”

Before his election as South African President Jacob Zuma was forced to apologise after offending the gay community.

He was quoted as saying that same-sex marriages were: “A disgrace to the nation and to God.”

He also said that when he was a young man, he would have knocked down any homosexual person he met.

He later retracted his words and explained: “My remarks were made in the context of the traditional way of raising children … I said the communal upbringing of children in the past was able to assist parents to notice children with a different social orientation. I however did not intend to have this interpreted as a condemnation of gays and lesbians.”

He also said he respected: “The sterling contribution of many gay and lesbian compatriots in the struggle that brought about our freedom.”