L’Église au pays de Galles (Church in Wales) poursuit son évolution vers une meilleure reconnaissance des couples de même sexe. Réuni mi-avril à Llandudno, dans le nord du pays, l’organe de gouvernance a voté pour rendre permanente la possibilité de bénir des couples de même sexe déjà mariés civilement ou liés par un partenariat. Jusqu’ici, la pratique n’était autorisée qu’à titre expérimental.
Introduite en 2021 pour une durée de cinq ans, cette liturgie devait prendre fin en septembre 2026. Mais les responsables de l’Église ont choisi de pérenniser le dispositif, estimant qu’il n’avait pas provoqué de rupture majeure en interne et qu’il répondait à une attente pastorale.
Concrètement, les couples de même sexe mariés civilement pourront continuer à recevoir une bénédiction religieuse, sans que leur mariage soit célébré par l’Église. Comme dans d’autres provinces de la Anglican Communion, une clause de conscience permet aux prêtres de refuser d’y participer.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de débats au sein de cette communion, profondément divisée sur les questions liées aux droits des personnes LGBTQIA+. Certaines Églises, notamment en Afrique, s’opposent fermement à toute reconnaissance des couples de même sexe, tandis que d’autres, en Europe ou en Amérique du Nord, avancent progressivement vers davantage d’inclusion.
Au Royaume-Uni, le mariage entre personnes de même sexe est légal depuis 2013. Mais les institutions religieuses restent libres de décider si elles souhaitent ou non le célébrer. L’Église d’Angleterre, principale composante anglicane du pays, n’autorise toujours pas le mariage religieux pour ces couples, malgré des débats récurrents.
Au pays de Galles, une étape supplémentaire pourrait être franchie dans les prochaines années. Un calendrier de réflexion prévoit un éventuel vote en 2027 sur l’ouverture du mariage religieux aux couples de même sexe.
















