Wikileaks 10% des questions pour choisir les jurés du procès de Brandley Manning relatives à l'homosexualité

Les personnels militaires américains qui devront juger si Bradley Manning a communiqué des milliers de documents secrets à Wikileaks seront auparavant soumis à un questionnaire très complet de plus de 100 questions lors de tests avant le procès.

Manning, 24 ans, doit être jugé par une cour martiale en septembre mais il a été précisé mardi lors d’une audience préliminaire que les militaires tirés au sort pour tenir le rôle de jurés devront se soumettre à un questionnaire très précis destiné à disqualifier les candidats inadéquats.

« Tous les soldats n’ont pas la même expérience et c’est important de savoir avec qui nous travaillerons », a déclaré l’avocat de la défense David Coombs lors de l’audience sur la base militaire de Fort Meade (Maryland, est).

La juge militaire, la colonelle Denise Lind, a précisé que 130 questions seront posées lors de ce processus de sélection pour parer à tout risque de voir Bradley Manning jugé de manière inéquitable.

Le gouvernement a contesté 52 de ces questions mais 23 ont malgré tout été autorisées. Elles s’intéressent à des sujets allant des habitudes de lecture des futurs jurés jusqu’aux éventuels travaux de bénévolat qu’ils ont accomplis.

La liste complète des questions n’a pas été communiquée à la presse mais certains détails ont été soulevés lors de l’audience.

Ainsi l’accusation a relevé que neuf questions avaient un lien avec des sujets touchant l’homosexualité (Manning est homosexuel). La juge a toutefois refusé la demande des avocats de la défense qui souhaitaient voir demander aux futurs jurés s’ils soutenaient le mariage homosexuel.

Bradley Manning est accusé d’avoir transmis à WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan et 260.000 dépêches du département d’Etat.

L’organisation créée par Julian Assange les avait ensuite mis en ligne, déclenchant une tempête dans la diplomatie mondiale.

L’ancien analyste du renseignement en Irak pourrait passer le reste de sa vie en prison s’il est reconnu coupable de « collusion avec l’ennemi ».