« Tafioles de merde » : STOP homophobie alerte La France insoumise

STOP homophobie réagit aux propos attribués à Sophia Chikirou, députée de Paris et désormais candidate à la mairie, où elle aurait qualifié des journalistes de « bande de tafioles de merde ». Pour l’association, il ne s’agit pas d’un simple dérapage, mais d’une injure homophobe, liée à une longue histoire de mépris et de violences que subissent encore de nombreuses personnes LGBT+.

« On ne fait pas de l’humour avec une insulte basée sur l’orientation sexuelle », rappelle STOP homophobie. « Ces propos nourrissent l’homophobie quotidienne, celle que vivent des élèves, des salarié·es ou simplement des personnes qui veulent être respectées. »

Ce n’est pas la première fois que l’affaire est évoquée : l’association avait déjà demandé des sanctions en 2023. Aujourd’hui, avec Sophia Chikirou candidate à l’Hôtel de Ville et dans une ville comme Paris où vit une importante communauté LGBT+, la question de la responsabilité politique est d’autant plus significative.

Un point de droit

Lorsque des injures sont prononcées en privé, seule la victime directe peut saisir la justice. L’association n’a donc pas la possibilité légale d’engager une procédure, contrairement à ce qu’elle fait systématiquement lorsque des responsables politiques tiennent publiquement des propos LGBTphobes.

La France insoumise attendue

STOP homophobie interpelle à nouveau La France insoumise sur sa responsabilité : le mouvement doit condamner clairement l’injure homophobe et mettre en place des règles internes strictes pour prévenir et sanctionner tout propos LGBTphobe, sexiste, raciste ou transphobe parmi ses membres.

Une exigence adressée à tous les candidats

Les propos LGBTphobes restent fréquents en politique, tous partis confondus. Dans les prochaines semaines, STOP homophobie publiera une charte municipale contre les LGBTphobies, invitant chaque candidat à Paris à s’engager publiquement à respecter ces principes.

Une ligne constante

STOP homophobie rappelle qu’elle n’est alignée sur aucun camp politique. L’homophobie n’a pas de couleur et doit être dénoncée partout où elle se manifeste. « Notre seul camp est celui des personnes LGBT+, de leur dignité et de leur sécurité », insiste l’association.