L’artiste portoricain Bad Bunny, 31 ans, sera la tête d’affiche du Super Bowl LX Halftime Show, prévu ce 8 février depuis le Levi’s Stadium à Santa Clara (Californie). Il sera le premier artiste latino chantant majoritairement en espagnol à assurer seul cette performance, regardée par des centaines de millions de téléspectateurs.
De son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, Bad Bunny est l’un des artistes les plus écoutés au monde et a récemment été couronné de trois Grammy Awards. Son succès planétaire, associé à son engagement social, en fait une voix influente sur des sujets politiques et sociétaux.
Reconnu pour ses prises de position en faveur de l’égalité et des droits humains, Bad Bunny, qui se définit comme « fluide », met régulièrement en avant la liberté d’expression et les droits LGBTQIA+ à travers ses clips, ses tenues et ses interventions publiques. Il participe activement à déconstruire les normes de genre dans le reggaeton, un genre longtemps critiqué pour ses codes sexistes et hétéronormatifs. Certaines rumeurs suggèrent qu’il pourrait porter une robe lors de sa performance, en hommage aux « queer icons », figures historiques qui ont marqué l’histoire et la visibilité de la communauté LGBTQIA+.
La programmation de Bad Bunny pour le Super Bowl a été perçue par certains groupes conservateurs comme une provocation politique, en raison de son opposition aux politiques de l’ex-président Donald Trump et de sa mise en avant de la culture latino-américaine. Des appels au boycott ont circulé, et un événement alternatif a été organisé par des soutiens conservateurs, sans sa présence.
Cette controverse, loin d’être anodine, soulève des questions essentielles sur la liberté d’expression, la représentation LGBTQIA+ et la normalisation de la diversité dans l’espace médiatique mondial. Dans un contexte où les droits des personnes queer sont régulièrement remis en cause dans de nombreux pays, la visibilité dans des événements d’audience planétaire comme le Super Bowl a une portée politique et sociale concrète qui dépasse largement le cadre du divertissement sportif. L’événement montre que la culture populaire peut jouer un rôle déterminant dans la sensibilisation et la représentation.
La performance de Bad Bunny démontre que la culture populaire peut devenir un vecteur puissant de visibilité et de revendication pour les droits LGBTQIA+. L’expression de genre et la liberté vestimentaire font partie intégrante des combats pour l’égalité, et la présence d’artistes dans des contextes grand public influence profondément la perception sociale des personnes LGBTQIA+. Elle rappelle également que la lutte pour la tolérance et l’inclusion ne se limite pas aux lois : elle passe aussi par des gestes artistiques, des symboles culturels et des représentations visibles qui contribuent à transformer les imaginaires et à faire évoluer les mentalités.
Comme le souligne Bad Bunny :
« Ma musique et mon style, c’est moi qui décide de qui je suis et de ce que je veux montrer au monde. »
Chaque geste artistique peut transmettre un message de liberté, de respect et de visibilité, contribuant à faire avancer les droits et l’égalité dans un contexte où ces enjeux restent fondamentaux. Nous serons devant nos écrans pour soutenir cette performance et maximiser son impact.
Aux côtés de Bad Bunny, le groupe Green Day, également connu pour ses prises de position critiques envers Donald Trump, assurera la performance d’ouverture. Le Super Bowl sera diffusé en direct et en exclusivité sur M6 dès 00 h 00 dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 février, puis disponible gratuitement en replay sur la chaîne et sa plateforme.















