Soutien au journaliste Sylvain Charley (ICI Nord) victime de cyberharcèlement après avoir dénoncé des chants homophobes en tribunes

Le journaliste sportif Sylvain Charley, de la station ICI Nord, est depuis plusieurs jours la cible d’une vague de cyberharcèlement après avoir dénoncé des chants et propos homophobes lors du match de Ligue 1 Lille-Rennes, au stade Pierre-Mauroy, le samedi 3 janvier.

Dans l’after match diffusé sur l’antenne d’ICI Nord, rediffusé en vidéo en ligne, il relatait des faits observés dans le cadre de son travail : des chants homophobes scandés en tribunes, à proximité de la zone presse, créant un climat rendant l’exercice de sa profession particulièrement difficile. Sa prise de parole a rapidement suscité une avalanche de messages hostiles, d’insultes et de mises en cause personnelles, caractéristiques des campagnes de harcèlement numérique.

Malheureusement, le phénomène est récurrent : celles et ceux qui dénoncent l’homophobie ou d’autres formes de discrimination sont souvent exposés à des représailles en ligne, destinées à intimider et à détourner l’attention du problème réel. Le cyberharcèlement devient ainsi un outil pour attaquer l’individu plutôt que les faits dénoncés.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a exprimé son soutien à Sylvain Charley, rappelant qu’aucune intimidation ne peut justifier des attaques en ligne contre un professionnel de l’information. Un nombre important de confrères et consœurs journalistes lui ont publiquement témoigné leur solidarité. Une plainte est en cours. La rédaction d’ICI Nord a affiché un soutien collectif, affirmant assumer pleinement le travail de son journaliste et ses constats.

Alertée par le collectif Rouge Direct, la Fédération Française de Football (FFF) a aussi exprimé son appui à Sylvain Charley, qualifiant la situation de « cyberharcèlement pour avoir dénoncé des chants homophobes lors de la rencontre de Ligue 1 entre le LOSC Lille et le Stade Rennais, qui s’est déroulée le week-end dernier ».

STOP homophobie condamne ces attaques. Signaler des propos homophobes relève d’un constat factuel et non d’une provocation ou d’une opinion. Les chants homophobes dans les stades ne sont ni anodins ni tolérables : ils participent à la banalisation de violences envers les personnes LGBTQIA+ et constituent des infractions pénales.