Quelque 10.000 personnes pour la 19e Marche des Fiertés de Lyon appelant à respecter «le droit à disposer de son corps»

Quelque 10.000 personnes pour la 19e Marche des Fiertés de Lyon appelant à respecter «le droit à disposer de son corps»

Parti à 14h00 du parc de la Tête d’Or, sur la rive gauche du Rhône, le cortège lyonnais, coloré et largement dénudé, arborant perruques multicolores, lunettes fluo et oreilles de lapin, a gagné en musique la presqu’île, sans incident.

Au milieu des ballons et des drapeaux arc-en-ciel flottant sous le soleil, figuraient ceux des Jeunes Socialistes, du Front de Gauche, de la CFDT, de la CGT et d’Amnesty International, qui dénonçait les peines de prison à perpétuité menaçant les homosexuels en Ouganda.

Le PCF du Rhône, dans un communiqué, avait refusé de partager le mot d’ordre de la manifestation, qui mêlait ouverture de la parentalité à tous, lutte contre les discriminations et refus de la pénalisation de la prostitution.

Les communistes, favorables à l’abolition de la prostitution et soucieux de maintenir l’interdiction de la GPA, avaient simplement appelé à marcher «pour les droits des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels».

Parmi les revendications, la création d’un «parcours de transition pour les transsexuels», l’ouverture aux homosexuels du don du sang, l’accès à la GPA et à la procréation médicalement assistée et le droit de se prostituer sans que la loi ne «stigmatise, précarise ou mette en danger» les travailleurs du sexe.

«Familles comme les autres !» et «La parentalité n’est pas biologique, elle est politique» clamaient également deux banderoles, alors que Lyon reste l’un des plus virulents foyers d’opposition au mariage et à l’adoption par les couples homosexuels.

La Manif pour Tous avait dénoncé dans un communiqué une «Marche de la Honte», appelant «tous les citoyens» à «exprimer publiquement et massivement leur désapprobation». Aucune contre-manifestation n’a cependant été organisée.

Quelques débordements cependant : quatre jeunes ont été placés en garde à vue. Un Villeurbannais de 15 ans a été arrêté rue Gentil après avoir exercé des violences sur une jeune femme de 18 ans (2 jours d'ITT), et il a proféré des insultes homophobes à l'encontre d'un homme de 25 ans. Deux mineurs de 16 et 17 ans, habitants aussi Villeurbanne, ont eux été arrêtés quai Saint-Antoine pour avoir violenté un jeune de 23 ans, secouru par une jeune fille de 17 ans. Tous les deux n'ont pas voulu déposer plainte.