PMA : La députée Agnès Thill, prônant la discrimination, « en contradiction avec les valeurs d’inclusion » de LaREM

PMA : La députée Agnès Thill, prônant la discrimination, « en contradiction avec les valeurs d’inclusion » de LaREM

Opposée à l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, Agnès Thill, députée LaREM de l’Oise, multiplie ainsi depuis des mois les propos « insultants et outranciers » à l'encontre des personnes LGBT, sous couvert d’une liberté d’expression.

L'élue avait déjà été mise en garde, « contre les excès » de ses « prises de position publiques », pour avoir notamment affirmé qu’il existait un supposé « lobby LGBT à l’Assemblée nationale » ou comparé les femmes seules ayant recours à la PMA à des « droguées ».

En dépit des alertes et de ses engagements, elle a réitéré, ce 23 avril, estimant dans un tweet, en réponse à une tribune sur les manquements de la loi mariage et adoption pour tou-te-s, que « les couples homosexuels ou femmes seules sont des situations différentes des couples hétérosexuels » et qu'il ne pouvait donc y avoir d'égalité. « Pour avoir égalité il faut que les deux membres du signe égal soient en tous points identiques ».

Une « hiérarchisation » dont elle s'est ensuite dédouanée, assurant au Parisien, qu’elle répondait à un journaliste sur les « situations différentes au regard de la procréation. Comme indiqué par le Conseil d’Etat ».

Le lendemain, reprenant un article dans lequel le secrétaire d’Etat Gabriel Attal évoque un recours possible à une « gestation pour autrui (GPA) éthique » avec « son compagnon », si le procédé était légal, elle réplique, en sous-entendu, « Au moins, la couleur est annoncée. #bioéthique en juin. »

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La majorité parlementaire réclame son exclusion. Mounir Mahjoubi, député de Paris et ancien secrétaire d'Etat au Numérique, l'a invité « à prendre ses responsabilités et quitter le groupe ». Benjamin Griveaux, ex-porte-parole du gouvernement, insiste, « Trop c’est trop (...) Il faut savoir mettre fin à cette situation contraire à nos engagements et à nos valeurs ».

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, ancien patron du parti, l'a aussi « recadrée ». « Chacun de tes tweets t’éloigne de ce que nous sommes, de nous, mais pire, ils t’éloignent des valeurs que tu penses servir. » Et Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LREM de l’Allier, pourrait même déposer plainte. Le président du groupe à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, a d'ailleurs été saisi.