La question du mariage pour tous.tes continue de susciter débats et polémiques, notamment sur les réseaux sociaux, où certains le présentent comme une revendication d’une « élite sexuelle », formulation théorique et provocatrice. Cette lecture réductrice occulte la diversité des personnes concernées et la portée réelle du mouvement pour l’égalité.
En France, le mariage pour tous.tes a été légalisé en 2013 après plusieurs années de mobilisation citoyenne et associative. L’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe et aux familles LGBTQIA+ ne se limite pas à une revendication symbolique : elle garantit des droits concrets en matière de filiation, de succession, de protection sociale et de reconnaissance juridique des couples et de leurs familles. Selon le Défenseur des droits, l’égalité d’accès au mariage et à l’adoption reste un enjeu crucial pour réduire les discriminations à l’encontre des personnes LGBTQIA+.
À l’international, le mariage égalitaire continue de diviser. Plusieurs pays européens, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine ont légalisé ces unions, tandis que de nombreuses juridictions, notamment en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient, continuent de les interdire ou de pénaliser l’homosexualité. Dans ce contexte, réduire le mariage pour tous.tes à une « élite sexuelle » efface les luttes concrètes pour la protection des droits fondamentaux des personnes LGBTQIA+, souvent exposées à des violences et à des discriminations.
Ces débats illustrent la tension persistante entre critiques théoriques des institutions et réalités sociales et politiques des personnes LGBTQIA+. L’accès aux droits civils, loin d’être un privilège, reste une question de justice et d’égalité pour toutes et tous.

















