Mariage pour tous : Najat Vallaud-Belkacem veut commencer par sécuriser le principe d'égalité

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, interrogée jeudi sur les critiques émises par des associations contre le projet visant à légaliser le mariage homosexuel, insuffisant à leurs yeux, a estimé important de commencer par sécuriser juridiquement l’égalité des couples.

Si on veut sécurise
r juridiquement les choses, il est important que la loi qui vient commence par affirmer un principe simple: l’égalité entre les couples, quelle que soit leur orientation sexuelle », a-t-elle dit sur i>TELE.

« L’égalité devant l’accès au mariage – c’est l’ouverture du mariage pour tous – l’égalité devant l’accès à l’adoption, c’est une forme d’homoparentalité déjà ».

« Ensuite se poseront un certain nombre d’autres questions qui peuvent être traitées dans le cadre du débat parlementaire pour venir compléter ce projet de loi ou qui pourront faire partie d’autres textes de loi », a poursuivi la ministre.

Des questions « qui ont rapport à la filiation, à la possibilité pour des couples de femmes de recourir à la procréation médicalement assistée comme ça se fait dans un certain nombre de (pays) voisins », a-t-elle détaillé.

Najat Vallaud-Belkacem a écarté la possibilité de ne pas appliquer la future loi, en réponse à ceux des maires qui, hostiles à ce mariage, réclament la liberté de conscience. « C’est juridiquement impossible », a-t-elle répondu. « Chacun est censé connaître la loi, appliquer la loi, cela vaut tout particulièrement pour ceux qui ont été élus ».

Répondant à Christian Estrosi (UMP) qui a dénoncé dans ce projet une « diversion digne d’un show de Las Vegas », elle a assuré: « ce qu’il ne comprend pas, c’est qu’il ne s’agit pas de faire plaisir à telle ou telle catégorie de Français, mais d’offrir à l’ensemble des Français l’accès à un même droit ».

Selon elle, « ce droit, les Français l’attendent depuis bien longtemps. Notre pays avait pris de l’avance avec l’adoption du Pacs en 1999, puis plusieurs wagons de retard pendant que nos voisins ont adopté des lois permettant le mariage, l’homoparentalité ».

Des associations homosexuelles estiment que mariage et adoption ne peuvent pas être abordés par la loi séparément des questions de parentalité et de filiation.