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Journée mondiale de lutte contre le sida : l'épidémie pourrait s'éteindre si l'on conjuguait « efforts et moyens »

Journée mondiale de lutte contre le sida : l'épidémie pourrait s'éteindre si l'on conjuguait « efforts et moyens »

En 2015, 4 personnes porteuses du VIH sur 10 ne connaissaient pas leur statut, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans l’Union européenne, c’est un porteur du VIH sur 7 qui ignore son état, un chiffre qui inquiète, d'autant que la moitié des cas diagnostiqués le sont tardivement, en moyenne 4 ans après.

Dans ces 28 pays plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, la contamination chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes continue de progresser. Mais c’est en Russie où le record de contamination est atteint, 64 %, mais là, le premier mode contamination est constaté chez les hétérosexuels et non pas chez les homosexuels cette fois. Le VIH constitue un véritable sujet d’inquiétude pour la santé publique de cette région de l’est de l’Europe comprenant l’Ukraine, le Belarus, l’Estonie, la Moldavie, la Lettonie et la Géorgie.

Le dépistage reste la première étape afin de ne plus transmettre le virus à autrui. Reste que des millions de personnes ne peuvent toujours pas bénéficier du traitement indispensable, a déploré la directrice générale de l’OMS. Chaque pays doit ainsi mettre en œuvre des plans d’action afin d’améliorer l’accès aux tests et aux moyens de prévention.

Dans le monde, 80% des quelque 6 millions de personnes testées positives au VIH sont aujourd’hui sous traitement anti-rétroviral.

Les nouvelles infections par le VIH ne diminuent pas chez les hommes ayant des relations avec des hommes, et même si sur 6 000 nouveaux cas moins de la moitié les concerne, révèle par ailleurs ce mardi 29 novembre l'agence sanitaire, dans son « Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire » (BEH). L’étude confirme que chez les hétérosexuels la tendance est à la baisse.

Autre constat, l’explosion des infections sexuellement transmissibles, toujours liée aux comportements sexuels à risque et la perte de vitesse du préservatif, de moins en moins utilisé voire complètement absent. La plupart des contaminations dues à des infections par le gonocoque, la syphilis et encore la chlamydia, une infection bactérienne rectale, toucheraient principalement les « HSH ».

Si pour les séropositifs le traitement préventif du sida, ou PrEP (prophylaxie pré-exposition), protège de la contamination par VIH, rappelons que pour tous les autres, le préservatif reste l'un des seuls remparts contre les IST.

Selon l’étude, les nouveaux cas de sida touchent d’abord la Guyane, suivie de la Guadeloupe et la Martinique. L’Ile-de-France se place en 4e position.

avec RFI