Homophobie Un militant d'extrême-droite jugé pour injures homophobes contre Bertrand Delanoë

Le militant d’extrême-droite Hervé Lalin, alias Hervé Ryssen, a été jugé mardi en son absence pour avoir proféré sur son blog personnel en octobre 2011 des injures homophobes à l’encontre du maire de Paris Bertrand Delanoë (PS), qui a demandé 20.000 euros de dommages et intérêts

Le procureur a demandé au tribunal correctionnel de Paris de le condamner à « une peine d’amende très importante », sans en préciser le montant. La représentante du ministère public a souligné que le prévenu dit « assumer ses écrits mais ne se présente jamais quand on le convoque ».

Si Hervé Lalin (photo) avait déjà eu maille à partir avec la justice pour ses « écrits antisémites », « il est moins connu pour son aversion contre l’homosexualité », a souligné la magistrate.

Sur un blog fermé depuis, il avait proféré à l’encontre de Bertrand  Delanoë des insultes à caractère homophobe et se disait persuadé que la police allait venir le chercher car elle aurait eu connaissance de son projet de « pulvériser » le maire de Paris. Ce dernier propos a fait parallèlement l’objet d’une plainte pour menace de mort.

Par la voix de son avocate Me Apolline Cagnat, Bertrand Delanoë a demandé 20.000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 2 octobre.

En février dernier, Hervé Lalin avait été condamné à 5.000 euros d’amende pour avoir diffamé la communauté juive dans le journal d’extrême-droite Rivarol en lui imputant une propension à l’inceste.

En février 2009, il avait également été condamné à 7.500 euros d’amende pour provocation à la haine raciale, après avoir publié sur son blog des propos antisémites critiquant le président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), Michel Tubiana.

Figure de l’extrême droite, ex-membre du FN et professeur d’histoire, Hervé Lalin avait aussi été condamné en 2004 à quatre mois de prison avec sursis pour avoir entarté, avec un mélange de mousse à raser et d’encre, un prêtre de la basilique de Saint-Denis à qui il reprochait d’avoir accueilli des sans-papiers.