Faisant écho à la propagande du Kremlin, la #Crimée adopte la législation #homophobe et interdit toutes manifestions de fierté

>> Crimea bans Pride as Russia anti-gay law is imposed

Entériné par le référendum du 16 mars dernier, et soutenu par près de 97% des habitants de la péninsule, en majorité russophones, le rattachement de la « République » de Crimée à la Fédération de Russie est non seulement un bouleversement frontalier d’envergure mais également une « calomnie » pour toutes les personnes LGBTI, désormais contraints de se conformer à la législation russe sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Dans le respect donc de l’interdiction de toute « promotion des relations sexuelles non-traditionnelles« , la « gay pride« , initialement prévue pour les 22 et 23 avril prochain dans la ville de Sébastopol, ainsi que d’autres événements de fiertés ont été annulés.

Craintes supplémentaires dans un quotidien déjà truffé d’incertitudes, d’une tutelle à l’autre, la situation pour les homosexuels était déjà précaire, mais avec cette « indépendance » vis-à-vis de l’Ukraine, la vie est carrément devenue insupportable, a souligné Maxim Kornilov, qui témoigne dans un email adressé au journal de la chaîne NBC : « C’est d’ailleurs pour ces raisons que je n’ai jamais dévoilé mon homosexualité et que je me sens totalement piégé. »

L’année dernière déjà, un membre du Parlement ukrainien Yuriy Syrotyuk avait en effet appelé à l’interdiction des rassemblements, affirmant notamment que la légalisation des droits pour les personnes LGBT conduirait le pays à sa perte et la Crimée, ainsi que d’autres provinces, à réclamer une séparation avec l’Ukraine : « La gay pride, un acte d’agression ! »

Cependant, sans pour autant explicitement précisé de protection pour les personnes LGBTI, le Conseil d’État de la République a garanti dans un article de la nouvelle constitution promue le 11 avril dernier, l’égalité des droits et des libertés de l’homme et du citoyen, et, n’a pas non plus inclus de clause spécifique définissant le mariage comme « les relations entre un homme et une femme ».

Terrence Katchadourian
@stop_homophobie

>> Crimea has banned a planned Pride march on the basis of Russia’s gay propaganda law.

This is the first time LGBTI people in the peninsula have been forced to live under Russian homophobic rules since the beginning of the Crimea crisis

Sevastopol authorities banned today (14 April) the parade scheduled for 22-23 April.

This is the first time LGBTI people in the peninsula have been forced to live under Russian homophobic rules since the beginning of the Crimea crisis.

LGBTI people were largely split on the referendum that saw 97% vote in favor of seceding from Ukraine and join Russia.

While many feel culturally Russian, they know the laws they are already being forced to live by are far more homophobic.

Maxim Kornilov, in an email to NBC News, said: ‘Before Russian occupation it was really complicated to be a gay in Ukraine, that’s why I’m still in a closet and feel trapped.

‘Now it’s absolutely unbearable.’

Crimea Republic State Council adopted a new constitution on 11 April, with many fearing it would include a clause defining marriage as between a man and a woman.

But the final version did not. Part 2 of Article 13 says the state guarantees equality of rights and freedoms of human and citizen. It does not explicitly state protections for LGBTI people.

Last year, one Ukrainian Member of Parliament Yuriy Syrotyuk said he feared respecting LGBTI people would lead to the secession of Crimea. He called the first gay pride parade in Kiev in 2012 an ‘act of aggression’.

‘LGBT legalization will blow up this country,’ he said. ‘If we take [a bill protecting LGBTIs from discrimination] to the parliament, not only Crimea will secede, but Ukrainian provinces will also start to leave the country.’