Etats-Unis : Fred Phelps, le pasteur du « Dieu qui n’aime pas les gays » entre la vie et la mort

>> Anti-gay Westboro Baptist church founder Fred Phelps ‘on the edge of death’
The Rev. Fred Phelps Sr., who founded a church widely known for its protests at military funerals and anti-gay sentiments, is in a hospice.

Célèbre pour ses prises de positions homophobes, fondateur du site God hates fags (« Dieu déteste les pédés ») et de la toute aussi xénophobe église baptiste de Westboro, Fred Phelps, serait au seuil… avant que l’ombre et l’enfer.
L’information a été annoncée par l’un de ses fils, Nathan, avant d’être confirmée, car c’est un événement, par le porte-parole du « mouvement », un certain Steve Drain :

« Fred Phelps a des problèmes de santé. C’est un vieux monsieur de 84 ans, et comme toutes les personnes âgées, il a des soucis de santé ». Aucun autre détail, ni d’ailleurs de précisions sur l’établissement dans lequel il serait soigné.

Trop de représailles probables ?
Nathan, le sixième de ses treize enfants, qui vit donc désormais au Canada et milite bien-heureusement, depuis qu’il a déserté le foyer familial il y a 37 ans, pour les droits LGBT, n’a pas hésité à dévoiler sur son compte facebook que son père avait été déplacé dans un hospice à Topeka, dans le Kansas.

Aux États-Unis, les rumeurs de ses funérailles spéculent :  » Le mouvement va-t-il pouvoir lui survivre… Dieu va-t-il lui pardonner ? « 

C’est à dire que le bonhomme n’est franchement pas « sympa ». Certes, il aura sans doute inspiré Escada et toute sa troupe de mutilés… sociales, mais pendant des années, avec son mouvement du « Westboro Church« , ils ont harcelé les personnes LGBT et familles, jusque pendant les enterrements des uns ou des autres.
Le jour des funérailles de Matthew Shepard, d’ailleurs, jeune homme assassiné en 1998 en raison de son homosexualité, Fred Phelps avait défilé près de l’église où avait lieu la cérémonie en scandant avec ses partisans des slogans homophobes. Il avait également souhaité devant les proches, inaugurer une stèle de 2 mètres de haut qui porterait une photo de la victime avec l’inscription « Matthew Shepard est entré en enfer le 12 octobre 1998 pour avoir défié la loi de Dieu »
Après les attaques du 11 septembre à New York, ce pasteur qui n’a plus le droit de prêcher depuis son excommunication de l’Église actée en Août 2013 (ils en auront mis du temps) avait également affirmé que l’enlisement de l’armée américaine en Irak était une punition divine pour la trop grande tolérance de l’Amérique envers les homosexuels. Sacré coup pour les familles endeuillées. La vie de Fred Phelps avait d’ailleurs fait l’objet d’un documentaire du britannique Louis Theroux, baptisé d’un titre très évocateur : « la famille la plus haïe des Etats-Unis ».

Et pourtant, certains groupes de militants pour les droits des homosexuels au Kansas ont appelé ce dimanche à respecter la vie privée du pasteur, homophobe ou pas.
« Il a saboté nos familles, harcelé pas mal d’entre nous, lesbiennes, homosexuels, trans… mais c’est dans ces moments là que nous devons en tant que communauté, nous élever au-dessus de toute cette tristesse, de la colère et des conflits qu’il a semé, pour montrer au monde entier que nous sommes des gens bienveillants, compatissants… qui respectons la vie privée et la dignité de tous, » a déclaré dans un communiqué, Thomas Witt, président de l’organisation « Equality Kansas ».

La conscience est impénétrable.

Terrence Katchadourian
STOP HOMOPHOBIE

>> The Rev. Fred Phelps Sr., who founded a Kansas church widely known for its protests at military funerals and anti-gay sentiments, is in a care facility, according to a church spokesman.

Phelps, 84, is being cared for in a Shawnee County facility, Westboro Baptist Church spokesman Steve Drain said Sunday. Drain wouldn’t identify the facility.

“I can tell you that Fred Phelps is having some health problems,” Drain said. “He’s an old man, and old people get health problems.”

Phelps’ son Nate, however, said in a Facebook posting that his father is at a hospice in Topeka, Kansas, and is “on the edge of death.”

Members of the Westboro church, based in Topeka, frequently protest at funerals of soldiers with signs containing messages such as “Thank God for dead soldiers,” and “Thank God for 9/11,” claiming the deaths are God’s punishment for American immorality and tolerance of homosexuality and abortion.

Westboro Baptist, a small group made mostly of Phelps’ extended family, inspired a federal law and laws in numerous states limiting picketing at funerals. But in a major free-speech ruling in 2011, the U.S. Supreme Court held that the church and its members couldn’t be sued for monetary damages for inflicting pain on grieving families under the First Amendment.

The Southern Poverty Law Center, a civil-rights nonprofit group, has called Westboro Baptist Church a hate group.

Nate Phelps, an estranged son of Fred Phelps, also said in an email to The Topeka Capital-Journal that members of Westboro have voted Fred Phelps out of the church.

Nate Phelps, who broke away from the church 37 years ago, told the newspaper that church members became concerned after the vote that his father might harm himself and moved him out of the church, where he and his wife had lived for years. Fred Phelps was moved into a house, where he “basically stopped eating and drinking,” Nate Phelps said.

Drain declined comment Sunday on whether Fred Phelps had been voted out of the church. Drain said Westboro Baptist Church doesn’t have a designated leader.

“We don’t discuss our internal church dealings with anybody,” Drain told the newspaper.

A Kansas gay rights group on Sunday urged the gay community to respect the privacy of the “notoriously anti-LGBT” pastor if his health is declining.

Phelps and the members of his church have “harassed” the grieving families of lesbian, gay, bisexual and transgender Kansans and others, Thomas Witt, executive director of Equality Kansas, said in a prepared statement.

But Witt added: “This is our moment as a community to rise above the sorrow, anger, and strife he sowed, and to show the world we are caring and compassionate people who respect the privacy and dignity of all.”