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Homophobie invalidante : Il poursuit en justice le médecin qui avait diagnostiqué son homosexualité en tant "maladie chronique"

Homophobie invalidante : Il poursuit en justice le médecin qui avait diagnostiqué son homosexualité en tant "maladie chronique"

>> Openly Gay Man Sues Doctor for Diagnosing Homosexuality as ‘Chronic Condition’

A la suite d'un examen de routine effectué en avril 2013, Michael Moore, 46 ans, découvre sur son dossier médical une annotation indiquant qu'il "souffre" d'une maladie chronique : l'homosexualité.

Il recontacte donc le Dr Elaine Jones, de l'Association de Santé "Torrance" qui l'avait pris en charge, pour lui réclamer des explications et le retrait de cette note discriminatoire.
Contre toute attente, le médecin persiste sur le diagnostique et assure à Monsieur Moore que la communauté médicale restait dubitatif sur la question : Les "comportements homosexuels" relèvent-ils ou pas d'une maladie "chronique" ? Telle est encore la question.
Monsieur Moore estime qu'il s'agit là d'une attitude abusive et renvoie immédiatement une lettre à l'Association des médecins qui emploie le Dr Jones pour dénoncer le diagnostique farfelu, et réclamer de nouveau la suppression de cette mention sur son dossier. Il reçoit rapidement des excuses et la promesse de la correction :

"Nous tenons à réaffirmer sans équivoque que notre réseau de médecins ne considère pas l'homosexualité comme une maladie. Et nous désapprouvons l'utilisation par le Dr Jones du Code 302.0 pour diagnostiquer l'homosexualité en tant que problème de santé, " a déclaré le directeur de l'Association, Heidi Assigal.
Il s'agissait là d'une "erreur humaine" et depuis l'avertissement du patient, ils avaient remédié à la situation.

Pourtant, l'année suivante, le diagnostique du « comportement homosexuel » figure toujours sur le dossier en tant que « maladie ».
Exaspéré, Michael Moore décide d'engager des poursuites à l'encontre du médecin et de l'association et se justifie dans une déclaration accordée à la chaîne NBCLA : "Ils se sont rétractés dans le mensonge sans retirer l'annotation diffamatoire. En tout cas jusqu'en mai dernier. Je leur ai donné la possibilité de réagir et revenir sur cette erreur humaine, mais cette fois, je ne risque pas de rester silencieux. Ce serait comme tolérer cette pratique."

Shane Snowdon, la directrice de la santé de l'organisation Human Rights Campaign & Aging Program, soutient M. Moore dans son initiative :

« Nous ne pouvons qu'applaudir les efforts de Moore qui attire l'attention sur l'ignorance qui sévit encore dans les centres de soins de santé."

Dommages et intérêts "punitifs" et "compensatoires"... Michael Moore demande à être indemnisé pour le préjudice subi, mais des excuses ne seraient pas non plus négligeables.

Terrence Katchadourian
@stop_homophobie

>> Man sues Doctor who listed his homosexuality as a 'chronic condition'

A gay California man has filed suit against the doctor who listed "homosexual behavior” as both a diagnosis and a “chronic condition” on his medical record.

An unenlightened Los Angeles physician and the health care network that employs her are being sued by a gay man who says they have not removed a note on his medical record that lists "homosexual behavior" as a "chronic condition".

Dr. Elaine Jones made the notes in April of 2013 while performing a routine physical examination on Michael Moore. When he discovered them in May, a shocked Mr. Moore confronted Dr. Jones, only to have her dismiss his complaint, saying that the medical community goes "back and forth" on whether or not homosexuality is considered a chronic condition.

matthew_moore.jpgSo Mr. Moore (right) wrote a letter to the Torrance Memorial Physician Network which employs Dr. Jones, and was pleased to receive a prompt apology and a promise to rectify the situation.

Torrance Health Association Senior Director Heidi Assigal:

"We would like to unequivocally state that the Torrance Memorial Physician Network does not view homosexuality as a disease or a chronic condition, and we do not endorse or approve of the use of Code 302.0 as a diagnosis for homosexuality."

The network even went so far as to issue a press release saying the notation had been the result of "human error" and that "upon notification by the patient the record was corrected."

Matthew Moore thought the problem had been solved, so imagine his anger when in May 2014, one year after he had been promised his records would be corrected, he found "homosexual behavior" was still listed on his records under "chronic problems."

NBC-LA reported this week, that Matthew Moore has filed suit against Dr. Elaine Jones (right) and the Torrance Memorial Physician Network alleging intentional infliction of emotional distress and libel. Mr. Moore charges the defendants:

"engaged in a pattern of deceit and medical record doctoring in an attempt to establish that they had earlier removed and retracted the defamatory content, when in fact they had not removed and retracted the defamatory content until the latter part of May 2014."

Mr. Moore said of his decision to pursue the issue:

"I gave them chance after chance and this time I’m not going to be silent. My silence would condone this activity."

Shane Snowdon, Director of The Human Rights Campaign's Health & Aging Program, says the HRC supports Mr. Moore's efforts:

"We at HRC applaud Moore’s efforts to call attention to the bias and ignorance that are still all too common in health care."

Mr. Moore's suit seeks both punitive and compensatory damages - but an apology might not be out of line either.