Un enseignant brésilien de 32 ans, João Emmanuel Ribeiro Gonçalves de Moura Carvalho, a été retrouvé mort le 4 janvier à côté d’un arrêt de bus dans le quartier de Sobradinho II, une zone résidentielle située à une trentaine de kilomètres au nord de Brasília, la capitale du Brésil.
Le corps présentait de graves blessures au visage et à la tête, attestant d’une violence extrême et excluant l’hypothèse d’un accident. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs laissent penser à une agression volontaire.
Un suspect interpellé
Un homme de 24 ans, Guilherme Silva Teixeira, a été arrêté dès le lendemain des faits. Selon la police, il se trouvait déjà sur place avant l’arrivée de la victime. Des contacts entre les deux hommes ont été identifiés, un élément qui renforce l’hypothèse d’un guet-apens.
La piste d’un crime homophobe
Les enquêteurs poursuivent l’analyse des images de vidéosurveillance, des échanges de messages et des témoignages afin de reconstituer précisément le déroulé des faits. Le suspect affirme qu’il se trouvait simplement sur les lieux et qu’une dispute aurait dégénéré, sans préméditation. Après l’agression, il serait parti travailler normalement.
Les motivations exactes restent à établir. Plusieurs éléments évoquent toutefois une rencontre préalable via l’application de rencontres Grindr, et la possibilité que l’acte ait été motivé par la haine de l’orientation sexuelle de la victime. Cette dimension constitue l’un des axes centraux de l’enquête.
Une vive émotion
João Emmanuel était également le fils d’un vice-maire d’une petite ville de l’État du Piauí. Il était décrit comme un enseignant apprécié de ses élèves et de ses collègues. Sa mort a suscité une vive émotion à l’échelle nationale.
L’Ordre des avocats du Brésil (OAB) a publié une note de solidarité à destination de la famille, des proches et de la communauté LGBTQIA+, appelant à renforcer la lutte contre les violences fondées sur la haine et la discrimination.
Enquête en cours
La police poursuit ses investigations afin de déterminer les charges exactes retenues contre le suspect. La qualification pénale dépendra notamment de la reconnaissance d’un mobile homophobe, susceptible d’aggraver les poursuites.
Nos pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses élèves et à l’ensemble de la communauté LGBTQIA+, confrontés une fois de plus à une violence injustifiable.
















