#Besançon : 25 ans de réclusion pour l'#assassin d'un patron de bar #homosexuel

#Besançon : 25 ans de réclusion pour l'#assassin d'un patron de bar #homosexuel

Au terme de cinq jours de procès, la cour d’assises du Doubs a reconnu Arnaud Gijbels, coupable d’avoir assassiné Pascal Legal, patron d’un café de Besançon, auprès duquel il se prostituait. La cour est allé au-delà des réquisitions de l’avocate générale, Elisabeth Philiponet, qui réclamait 22 ans de réclusion.

Pascal Legal, 44 ans, avait été retrouvé mort le 14 novembre 2011 à son domicile, au-dessus du Café du Théâtre, un établissement « gay-friendly » du centre-ville. L’autopsie avait révélé qu’il était décédé la veille d’une hémorragie massive, après avoir reçu une centaine de coups de couteau. Il avait été découvert sans vie à son domicile, le corps nu recouvert d’un peignoir. Une semaine plus tard, l’assassin et le proxénète présumés avaient été interpellés et mis en examen.

Arnaud Gijbels a maintenu avoir été « drogué » et « violé » par la victime à laquelle il a voulu « faire peur » par « vengeance ». Il a finalement tué le cafetier, affirmant ne pas avoir « prémédité » son acte. « Avec sa gueule d’ange, c’était la proie idéale pour tout prédateur sexuel », a estimé son avocat Me Julien Vernet.

« Son parcours totalise des années et des années de douleur », a dit l’avocat de ce jeune homme « fragile », rappelant que la mère de son client, escort-girl, se prostituait dans un bar de nuit à Besançon.

Les proches de Pascal Legal ont tous décrit un homme « généreux, d’une extrême gentillesse, qui fuyait la violence, incapable de faire du mal à une mouche ».

Lors des débats, l’avocate générale avait réfuté la thèse du viol. L’enquête n’avait en l’occurrence pas permis de retrouver aucune trace de drogue. Selon elle, Arnaud Gijbels avait commis un crime crapuleux: juste après l’assassinat, il est aller retirer de l’argent avec la carte bancaire de la victime, dont il aurait extorqué le code bancaire.

« Arnaud Gijbels est un criminel hors du commun », porteur d’une « souffrance au long court » et motivé par « un esprit de lucre et de vindicte », a-t-elle estimé.

Un deuxième accusé, Marouane Chkarmi, 34 ans, a par ailleurs été condamné à six mois de prison avec sursis pour « proxénétisme aggravé », conformément aux réquisitions du ministère public. Il avait mis la victime en relation avec l’assassin, moyennant rémunération. Son avocat, Me Randall Schwerdorffer, avait demandé la relaxe démentant l’existence d’un « système Chkarmi ».

(Source AFP)