Agression verbale homophobe dans le métro parisien : Ce n'est pas la première fois mais « j'ai cru que j'allais y passer »

Agression verbale homophobe dans le métro parisien : Ce n'est pas la première fois mais « j'ai cru que j'allais y passer »

Mika attendait à la station Rambuteau (sur la ligne 11) que le métro arrive, pour envoyer un baiser à un ami qui le regardait sur le quai d'en face. Une « marque d'affection » qu'un voyageur, qui passait au même moment, ne semble pas avoir apprécié. Les regards n'étant pas rassurants, Mika décide de monter dans une autre rame. Mais l'individu se faufile, avant que les portes se ferment, et vient s'assoir juste en face, le fixant du regard. Ils sont seuls. « Et là, je me suis dit "t'es mort". Le mec commence à me dire "t'es une tafiole" ? T'es une grosse tafiole en fait ?" »

Mais alors que Mika choisit de l'ignorer, l'importun se rapproche encore, « très près », et recommence : « T'es une tafiole ou pas ? Regarde moi ! » Mika ne répondra pas, ne le regardera pas. « Je me dis juste qu'il va me cogner, que je vais avoir mal, et que je ne vais pas rentrer chez moi. » Mais à la station d'après, il lui cogne l'épaule, crache sur sa chaussure, crie un dernier « tafiole » et sort de la rame.

« Je n'ai jamais eu peur. J'ai toujours refusé de me considérer comme une victime. J'ai déjà cogné en retour, je me suis défendu. Les homophobes ne me font pas peur. Mais là, j'ai été tétanisé, incapable de bouger, de parler. Le pire, dans tout ça, c'est que j'ai honte », a commenté le jeune homme, en partageant son témoignage. Il regrette de ne pas avoir réagi, « ouvert sa gueule » et se défendre. « Je n'ai rien demandé à ce mec, absolument rien, tout ça n'était qu'une marque d'affection envers un ami. Et j'ai honte ».

Ce n'est pas la première fois que Mika est agressé et « sûrement pas la dernière », estime-t-il. Mais pour la première fois de sa vie, il confie avoir eu vraiment peur : « j'ai cru que j'allais y passer ».

Un sentiment d'insécurité désormais largement partagé. Mais il faut déposer plainte. Nous vous accompagnons. Et avec la vidéo surveillance, la Régie autonome des transports parisiens devrait également pouvoir engager une enquête.

Tout notre soutien à Mika. Les lâches ce sont les homophobes.

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