Marche à Lyon : STOP homophobie se constitue partie civile après des injures homophobes

STOP homophobie se constitue partie civile dans les enquêtes ouvertes après la marche organisée samedi dernier à Lyon en hommage à Quentin Deranque, notamment pour faire reconnaître et sanctionner les injures homophobes et transphobes constatées à cette occasion.

Samedi 21 février, quelque 3 200 personnes ont en effet défilé dans le centre de Lyon pour rendre hommage à Quentin Deranque, militant d’extrême droite de 23 ans mort le 14 février à la suite de violences. Sur certaines vidéos publiées sur les réseaux sociaux, des participants ont été vus effectuant des saluts nazis et proférant des insultes racistes et homophobes.

Le parquet de Lyon a annoncé l’ouverture de deux enquêtes. L’une vise la provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion, en lien avec les saluts nazis. La seconde porte sur les injures à caractère raciste et homophobe relevées lors du cortège.

STOP homophobie va se joindre à ces procédures judiciaires afin de garantir que les propos visant l’orientation sexuelle et l’identité de genre soient traités avec la même sévérité que les autres formes de haine.

La marche, autorisée malgré les risques de débordements, s’est déroulée sous forte surveillance policière et a été suivie de appels à la justice de la part des autorités et de responsables politiques. La préfecture du Rhône avait signalé aux services judiciaires les actes et propos répréhensibles constatés sur place ou sur des enregistrements publiés en ligne.

Les enquêtes sont en cours, et l’intervention de STOP homophobie devrait permettre d’intensifier la vigilance juridique autour des propos discriminatoires, dans un contexte où la lutte contre l’homophobie et les violences à l’encontre des personnes LGBTQIA+ demeure un enjeu de société en France.