Une femme transgenre de 45 ans, Joëlla, a été retrouvée morte après une agression dans la nuit du 7 au 8 février, dans le quartier périphérique de Saint-Quentin à Nouméa. Ce drame a suscité une vive émotion dans l’archipel et rappelle la vulnérabilité des personnes LGBTQIA+.
Deux hommes, âgés de 19 et 24 ans et déjà connus des services de police pour des vols, ont été mis en examen pour meurtre et placés en détention provisoire, a précisé le parquet. Selon les premiers éléments relayés par France Info, ils ont reconnu avoir frappé la victime à la tête à de multiples reprises. L’agression a pris fin à l’arrivée d’un passant.
Les secours ont constaté de graves traumatismes et n’ont pu réanimer Joëlla. Les motifs avancés par les auteurs, de prétendues propositions sexuelles de la victime, n’ont pas été confirmés et restent à vérifier dans le cadre de l’enquête pour homicide volontaire.
Originaire de Normandie, Joëlla vivait depuis plusieurs années en Nouvelle-Calédonie. Passionnée de volley-ball, discipline très populaire dans l’archipel, elle s’était distinguée aux Jeux du Pacifique et travaillait dans le secteur de la santé. Son décès a profondément marqué la communauté locale.
Les associations Rainbowlution Nouvelle-Calédonie et La Tresse ont condamné ce drame et appelé à renforcer la prévention, la sensibilisation et la protection des personnes LGBTQIA+, en soulignant les violences systémiques auxquelles sont confrontées les personnes transgenres.
La reconnaissance d’un mobile lié à l’identité de genre est essentielle pour garantir justice et protection.
Le parquet a ordonné une autopsie et prévoit d’ouvrir une information judiciaire pour homicide volontaire, afin de déterminer les circonstances exactes et la responsabilité des auteurs. L’enquête se poursuit sous la supervision d’un juge d’instruction.
STOP homophobie exprime sa profonde solidarité avec la famille et les proches de Joëlla. L’association dénonce ce drame et s’engage à soutenir les initiatives locales de prévention, de sensibilisation et d’accompagnement des victimes, tout en appelant à la vigilance des pouvoirs publics et à la reconnaissance des violences transphobes comme motif aggravant dans la justice.
Ce meurtre nous bouleverse. Il rappelle que les femmes trans restent particulièrement exposées aux violences les plus graves. Aucune explication ne saurait atténuer l’extrême gravité de cette violence.

















