Dix personnes condamnées pour cyberharcèlement et transvestigation visant Brigitte Macron

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu ce lundi 5 janvier son verdict dans le procès visant dix personnes accusées de cyberharcèlement et de diffamation à l’encontre de Brigitte Macron, épouse du président de la République. Les prévenus, âgés de 41 à 65 ans, ont été reconnus coupables d’avoir propagé sur les réseaux sociaux des rumeurs malveillantes et mensongères, y compris à caractère transphobe, visant la première dame.

Les peines prononcées vont de prison avec sursis à six mois de prison ferme pour l’un des accusés, absent à l’audience. Plusieurs condamnés ont été sanctionnés par des amendes et devront suivre un stage de sensibilisation au respect en ligne, certains se voyant également interdire temporairement l’accès aux plateformes sociales. Des dommages-intérêts ont été accordés à Brigitte Macron, pour un montant total avoisinant 10 000 euros.

Les contenus visés par le procès comprenaient des allégations infondées sur l’identité de genre de la première dame ainsi que des insinuations liant son mariage à Emmanuel Macron à des pratiques pédocriminelles. Ces publications s’inscrivent dans un phénomène plus large de “transvestigation”, visant à dénigrer des personnalités publiques à travers des rumeurs sur leur genre ou leur identité sexuelle, et constituent une forme de cyberharcèlement documentée dans plusieurs rapports internationaux sur les violences en ligne contre les personnes LGBTQIA+.

Le procès avait eu lieu les 27 et 28 octobre 2025. Brigitte Macron n’était pas présente, mais sa plainte déposée en août 2024 avait souligné l’impact psychologique et social de ces rumeurs.