Le footballeur australien Josh Cavallo, premier joueur professionnel masculin à avoir fait son coming-out en activité, a dénoncé sur ses réseaux sociaux, ce lundi 12 janvier, la culture homophobe de son ancien club, Adelaide United.
Le joueur de 26 ans, désormais évoluant en Angleterre, affirme que ses dernières saisons avec le club de l’A-League n’avaient pas été interrompues par des blessures, mais par une discrimination liée à son orientation sexuelle. Selon Cavallo, ses performances sur le terrain ont été ignorées et il a été écarté de certaines sélections, ce qui a affecté son bien-être professionnel et personnel. Il rapporte également des moqueries de coéquipiers à propos de photos avec son partenaire.
« Il m’a fallu du temps pour comprendre comment ma période au club s’est terminée, mais je pense que les supporters méritent la vérité », a écrit Cavallo.
Adelaide United a rejeté ces accusations, affirmant dans un communiqué que toute décision de sélection avait été prise « uniquement sur des critères sportifs » et réaffirmant son engagement envers l’inclusion. Le club prépare par ailleurs la quatrième édition de sa Pride Cup, événement annuel visant à promouvoir la diversité dans le football.
Depuis son départ en mai 2025, Cavallo évolue dans un club anglais, où il dit retrouver le plaisir de jouer et un environnement plus respectueux. Son témoignage relance le débat sur l’inclusion et la lutte contre l’homophobie dans le football professionnel.
Depuis son coming-out en 2021, Cavallo est devenu une figure visible de la représentation LGBTQIA+ dans le football. En mars 2024, il avait fait sa demande en fiançailles à son compagnon, Leighton Morrell, sur la pelouse du stade d’Adelaide United, remerciant publiquement le club d’avoir contribué à organiser ce moment et soulignant qu’il y avait trouvé, à l’époque, « un espace sûr dans le football ».
Cette étape personnelle, largement relayée dans les médias, avait été saluée comme une image forte de diversité et d’acceptation dans un sport encore marqué par de profondes difficultés pour les athlètes LGBTQIA+.
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