Pays-Bas Excuses d'un journal après un billet satirique sur un suicide d'homosexuel

Un quotidien néerlandais a présenté ses excuses vendredi pour avoir publié un billet d’humeur dans lequel un chroniqueur s’exprimait de manière satirique sur le suicide d’un étudiant homosexuel de 20 ans, Tim Ribberink, qui assurait avoir été harcelé

« Nous offrons nos plus sincères excuses à ceux qui ont été blessés par le billet, et en premier lieu aux parents de Tim », écrit le quotidien gratuit Metro dans son édition de vendredi, soulignant avoir retiré le billet de son site internet.

Tim Ribberink, étudiant en histoire, s’était suicidé le 1er novembre en laissant une lettre d’adieu à ses parents dans laquelle il affirmait avoir été « ridiculisé, harcelé et rejeté » toute sa vie.

Les parents ont attiré l’attention publique et médiatique en publiant dans un journal local la lettre de leur fils, accompagnée de sa nécrologie et d’une photo grand format du jeune homme blond affichant un large sourire.

Dans son billet publié jeudi, intitulé « Chère mère de Tim Ribberink », le chroniqueur néerlandais Luuk Koelman affirmait que le jeune homme avait été décrit comme « un homosexuel et un perdant ».

Se faisant passer pour la rédactrice d’un journal catholique conservateur, Mariska de Haas, le chroniqueur écrivait « évidemment, il n’était pas un perdant mais il avait apparemment une carence ».

« Si mon fils était homosexuel, je serais très inquiète car les homosexuels ont un nombre choquant de partenaires sexuels », écrivait M. Koelman dans le billet.

A côté des excuses du quotidien vendredi se trouvait également une réaction du chroniqueur qui affirme que le billet avait pour but de montrer aux lecteurs comment des idées conservatrices « harcelaient les homosexuels, les rejetaient et à quoi cela pouvait mener ».

« Je comprends que les parents de Tim ne veulent pas d’humour noir maintenant: pour eux, le billet est venu trop tôt et pour cela, je suis désolé », a-t-il ajouté.

Mme De Haas qui, selon plusieurs médias néerlandais, a reçu des menaces de mort après la publication du billet, a déclaré à l’agence de presse ANP: « je trouve que c’est d’extrêmement mauvais goût de publier cet article, c’était douloureux pour les parents ».