Colère au sein du FN, après le soutien de la section frontiste de Sciences Po Paris à la Marche Des Fiertés

Colère au sein du FN, après le soutien de la section frontiste de Sciences Po Paris à la Marche Des Fiertés

Certes, il y a bien des homosexuels, « outés » notamment, jusque dans la hiérarchie du FN, mais le parti n'en est pas pour autant « gay friendly ». Et si Marine Le Pen a fait profil bas pendant les débats sur le « mariage pour tous », elle n'a pas non plus manqué d'évoquer une abrogation de la loi en cas d'accession au pouvoir. Et combien de fois le patriarche a parlé d'« anomalie biologique » lorsqu'il s'agissait d'homosexualité, qui « mènerait à la pédophilie », selon lui.

Alors, quelle surprise ce 2 juillet de constater que la section FN de Sciences Po Paris nous souhaitait à toutes et à tous une bonne marche ?! « Un soutien plus que jamais nécessaire après l'attentat homophobe d'Orlando », souligne le post, auquel n'aura toutefois pas adhéré la majorité des cadres et entités du parti.

Division des rôles orchestrée ou ce sont les moins « dinosaures » qui ont décidé de « conscientiser » leurs responsables ?

« Tu arrêtes tes conneries. Tu suis la ligne, petit con. Et tu ne mêle pas le parti à tes délires. On est pas au PS, ici ! »

Si l'on en doutait, les choses sont plus claires : « le FN ne soutient pas la marche des fiertés, symbole exhibitionniste d'un communautarisme militant et anti FN », précise Louis Aliot, vice-président et époux de Marine Le Pen.

« Hors de question de soutenir la marche des fiertés, et tout événement faisant le jeu du communautarisme ! », insiste encore le patron du Front national de la Jeunesse (FNJ) Gaëtan Dussausaye, à l'instar d'Éric Domard, conseiller spécial de la Présidente, qui considère que « le droit des homosexuels à vivre en sécurité ne doit pas être dévoyé par des revendications communautaristes portées par le lobby LGBT. »

Tout le monde décide pour nous ?!

Pour info, comme le rappelle le lelab d'europe1, politiquement, le FN Sciences Po se veut défenseur d'une ligne « gaulliste » et « nationale républicaine », incarnée en plus haut lieu par, entre autres, le numéro 2 du parti Florian Philippot, qui a déjà annoncé que pour lui, l'abrogation de la loi Taubira n'était pas « prioritaire ».

A chacun son bonsaï !